quelques notions de breton.
| en breton | en français | commentaires |
|---|---|---|
| Demat | Bonjour | Demat dit, demat deoc'h = Bonjour à toi, bonjour à vous |
| Mat ar jeu? | Ca va? | Attention on prononce madarjeu |
| Ya, mat ar jeu | oui, ça va | |
| Trugarez | Merci | |
| Petra eo da ano? | Comment t'appelles tu? | (litt: Quoi est ton nom) |
| Piou eo? | Qui est-ce? | Piou s'écrit aussi Piv |
| Nolwenn eo. | C'est Nolwenn | |
| Piou eo ar paotr-se? Piou eo ar plac'h-se? | Qui est ce garçon? Qui est cette fille? | |
| Yann eo ar paotr-se. Nolwenn eo ar plac'h-se. | le breton répond toujours directement à la question posée en remplaçant le mot qui pose la question par la réponse. Attention: Yann se prononce Yan-nn et jamais ya-ne | |
| Brao eo an amzer? | Il fait beau? (Beau est le temps?) | utilisé aussi pour dire bonjour quand on est un peu à court d'idées. Brao s'écrit aussi brav attention: amzer se prononce an-mzer et non pas a-mzer |
| Ya, brao eo. | Oui, il fait beau. | brao s'écrit aussi brav (mais se prononce brao) |
| N'eo ket. N'eo ket brao an amzer. | Non. Il ne fait pas beau. | "Non" se dit "Nann" en breton mais un peu comme les Anglais, les Bretons préfèrent nier le verbe qui pose la question. |
| N'eo ket. Fall eo an amzer | Non. Il fait mauvais | |
| Tomm eo an amzer | Il fait chaud | |
| Yen eo an amzer | Il fait froid | |
| Pe liou eo? | De quelle couleur est-ce? | liou peut aussi s'écrire liv |
| Ruz eo. | C'est rouge | |
| Glas eo? | Est-ce bleu? | |
| N'eo ket. Du eo. | C'est noir. | |
| Aes eo? | C'est facile? | |
| Ya, aes-aes eo! | Oui, c'est très facile! | Doublement de l'adjectif pour exprimer "très" |
| Petra eo se? | Qu'est-ce que c'est? | (litt: Quoi est cela) |
| Ul leor eo. | C'est un livre | Leor peut aussi s'écrire levr |
| Ul leor brezhonek eo? | Est-ce un livre de breton? | Attention: brezhonek se prononce brézon-nek et non pas brézo-nek. En liaison avec une voyelle, le k final se prononce comme gu en français. |
| Pelec'h emañ Yann-Ber? | Où est Jean-Pierre? | Le ñ n'est pas prononcé. Il ne sert qu'à indiquer que la voyelle qui le précède est nasalisée. "emañ" est le verbe être de lieu. |
| Amañ emañ. | Il est ici. | Attention... le breton répond "ici il est" |
| Pelec'h emañ Ehouarn? | Où est Ehouarn? | Ne confondez pas les prénoms Ehouarn et Erwan |
| Aze emañ. | Il est là. | Là il est. |
| Pelec'h emaout? | Où est tu? | |
| Amañ emaon. | Je suis ici | Ici je suis (.... comme d'habitude, la réponse d'abord....) |
| Amañ emaout? | Tu es ici? | |
| N'emaon ket. | Non | = je ne suis pas |
| Pelec'h emaout o chom? | Où habites-tu? | |
| E Paris emaon o chom. | J'habite à Paris. | |
| Mont a ra mat? | Ca va bien? | |
| Ya, mont a ra mat! | Oui, ça va bien! | |
| Deskiñ a rez brezhoneg? | Apprends tu le breton? | Façon la plus simple de conjuguer un verbe en breton: Mot à mot: Apprendre tu fais le breton |
| Ya, deskiñ a ran. | Oui, j'apprend le breton. | |
| Ne ran ket. Deskiñ a ran saozneg ha galleg | Non. J'apprends l'anglais et le français | On retrouve la négation du verbe (ici de l'auxiliaire) pour dire non. |
| en breton | en français | explications |
|---|---|---|
| ker | hameau ou grande maison, ville ou village | nommer sa maison Ker xxx parait très souvent prétentieux aux yeux d'un breton... |
| ti | maison | ti Yann = la maison de Jean |
| penn | tête, bout, extrêmité | |
| penn marc'h | tête de cheval | pointe de Penmarc'h au sud-ouest de la Cornouaille (bretonne) |
| kenavo | jusqu'à ce que soit...,= au revoir | rarement utilisé seul en breton (cf ci-dessous) |
| kenavo disul kenavo ar c'hentañ | à dimanche à bientôt | jusqu'à ce que soit dimanche jusqu'à ce que soit le premier, le mieux |
| fest-noz | fête de nuit | bal, soirée où on danse des danses bretonnes |
| Bzh = Breizh | Bretagne | Bzh est l'abréviation de Breizh |
| Breizh atao | Bretagne toujours | "Bretagne toujours" = nom d'un mouvement indépendantiste |
| gwenn ha du | blanc et noir | nom donné au drapeau breton par les bretonnants |
| atao feal da viken | toujours fidèle à jamais | inscription située à l'intérieur des bagues bretonnes |
Les langues ne meurent pas toutes seules...
| "Ainsi disparaitront insensiblement les jargons locaux, les patois de six millions de Français qui ne parlent pas la langue nationale car, je ne puis trop le répéter, il est plus important qu'on ne pense en politique d'extirper cette diversité d'idiomes grossiers qui prolongent l'enfance de la raison et la vieillesse des préjugés." Abbé Grégoire devant le Comité de l'Instruction Publique, 20 septembre 1793. "Nul acte public ne pourra, dans quelque partie que ce soit du territoire de la République, être écrit qu'en langue française" "Dans toutes les parties de la République, l'instruction ne se fait qu'en langue française" Il faut "par tous les moyens possibles, favoriser l'appauvrissement, la corruption du breton, jusqu'au point où, d'une commune à l'autre, on ne puisse pas s'entendre [...] Car alors la nécessité de communication obligera le paysan d'apprendre le français. Il faut absolument détruire le langage breton" "Multiplions les écoles, créons pour l'amélioration morale de la race humaine quelques unes de ces primes que nous réservons aux chevaux; faisons que le clergé nous seconde en n'accordant la première communion qu'aux seuls enfants qui parleront le français..." "Surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne" C'est en breton que l'on enseigne généralement le catéchisme et les prières. C'est un mal. Nos écoles dans la Basse-Bretagne ont particulièrement pour objet de substituer la langue française au breton..." "Un principe qui ne saurait jamais fléchir: pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation" "Pour l'unité linguistique de la France, il faut que la langue bretonne disparaisse" "Il n'y a pas de place pour les langues et cultures régionales dans une France qui doit marquer l'Europe de son sceau". "Il s'agit de savoir si un enseignement généralisé d'une langue régionale durant toute la scolarité secondaire a un caractère de nécessité, voire d'utilité, compte tenu de ses conséquences possibles sur l'équilibre général des enseignements, l'apprentissage des langues vivantes, la pratique correcte de la langue française" "Je rends hommage à l'école laïque et républicaine qui a souvent imposé le français avec beaucoup d'autorité - il fallait le faire - contre toutes les forces d'obscurantisme social, voire religieux, qui se manifestaient à l'époque. Je suis également heureux que la télévision ait été un facteur d'unification linguistique. Il est temps que nous soyons français par la langue. S'il faut apprendre une autre langue à nos enfants, ne leur faisons pas perdre leur temps avec des dialectes qu'ils ne parleront jamais que dans leur village: enseignons-leur le plus tôt possible une langue internationale!" D. Gauchon, inspecteur de l'Education Nationale, mai 1997 |